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Savoir-faire et longue tradition, Pierres et Marbres de Wallonie Ă  l'honneur

Imaginée il y a plus de 4.000 ans par les Sumériens, la technique de la voûte sarrasine continue d’être employée au XXIe siècle, à quelques nuances de matériaux près : cet escalier en pierre d’un bâtiment privé de Mons, en Belgique a bien des qualités esthétiques, constructives... et économiques. 

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Envoûtante sarrasine

Construit à l’avancement et sans échafaudage, l’escalier sur voûte sarrasine est autoportant, simplement scellé dans le mur par ses marches et contremarches en pierre, sur une profondeur de seulement 5cm. Le reste est fait de briques et de plâtre. Aucun coffrage, pas de fondation, sans joint et donc facile d’entretien, il se construit en trois jours dans n’importe quel endroit, en construction neuve ou en réhabilitation. Cette petite merveille d’architecture a ses adeptes, notamment auprès des Compagnons du Devoir, héritiers de savoir-faire qu’ils aiment transmettre aux générations futures.

C’est ainsi que Jean-Paul Foucher, directeur d’un institut supérieur de recherche et de formation aux métiers de la pierre basé à Rodez dans l’Aveyron, Compagnon du Devoir lui-même, participe régulièrement à des journées d’apprentissage sur cette thématique, notamment en Belgique.

L’écolage se fait souvent sur site et séduit bien des professionnels, gagnés par une mise en oeuvre qui met en avant leur maîtrise d’un vrai savoir-faire et leur permet aussi d’exécuter rapidement un travail impeccable. Le maître d’ouvrage est lui aussi conquis puisque cet escalier en pierre - ici en pierre bleue - s’adapte à tous les styles et formes de marche et est moins cher qu’un escalier sur mesure en bois.

02(@PierreBleueBelge)_S.jpg La pierre

La pierre bleue et sa finition satinée adouci noir ont été retenues spécialement par l’architecte. Les fossiles, les veines et les coquillages qui apparaissent à la surface de la pierre, traces de l’histoire du matériau, apportent de la vie et de la singularité à la construction.

La technique

Cette méthode de fabrication se caractérise par l’absence de gabarit et de coffrage. Le patin d’ancrage en briques creuses est placé en premier. Les contremarches et marches sont posées alternativement les unes sur les autres, simplement ancrées dans une saignée de 5cm faite dans le mur et plâtrées par derrière à l’aide d’un plâtre à briqueter à prise rapide. Au fur et à mesure de la montée de l’escalier, des briques posées au plâtre viennent caler l’ensemble marche / contre-marche. Une voûte de répartition en brique vient solidariser l’escalier que l’on termine par une voûte de fond, elle-même lissée au plâtre.

L’assemblage des briques est conçu de façon à ce que l’ensemble soit auto-portant. L’assemblage des marches et contre-marches détermine donc la voûte et non l’inverse.

La répartition des marches fait l’objet au préalable d’un calcul extrêmement précis et suppose une découpe des pierres elle-même très exacte. Ce mode de construction permet une grande liberté de formes et de courbures. La forme de l’escalier, légère et élégante, s’adapte à tous les espaces.

03(@PierreBleueBelge)_S.jpgL’association Pierres et Marbres de Wallonie

Créée en 1990, elle regroupe une trentaine de carrières wallonnes et a pour objectif principal la coordination globale d’actions pour la promotion des roches ornementales aussi bien en Belgique qu’à l’étranger.

L’association fournit des renseignements sur la pierre et ses applications, auprès du grand public, des architectes, des entrepreneurs et des autorités publiques. Elle dispense donc une information de qualité sur l’ensemble de ses membres et son intervention est fréquemment requise pour des questions d’identification ou de choix de pierres dans le cadre de chantier de restauration ou de projets de construction.

En savoir plus :

Pierres et Marbres de Wallonie asbl
11 rue des Pieds d'Alouette | 5100 Nannine | Belgique
T. +32 81.22.76.64
info[at]pierresetmarbres.be
www.pierresetmarbres.be

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Erratum : crédit image : cantin-planchez-DR
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