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Venise 2018 | Au Mexique, la belle muette (13-06-2018)

L’exposition présentée dans le cadre de la XVIe Biennale d’Architecture de Venise par le Mexique est probablement l’une des plus belles. Elle propose une scénographie inédite, toute en pierre. Pour autant, le propos reste, entre symbole et réalité, peu compréhensible… Bref, une belle muette pour dire, peut-être, autre chose...

Mexique

«Echoes of a Land». Le Pavillon Mexicain est étrange. Il aligne une série de murs pris en étau par d’élégantes poutrelles noires. La commissaire, Gabriela Etchegaray, y voit une réinterprétation du muralisme, cet art moderne mexicain, ayant fait de la fresque un mode d’expression politique.

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Au droit de chaque paroi, un plan, une coupe voire une axonométrie sont sculptés à même la pierre pour représenter un projet architectural récemment réalisé dans un contexte naturel évocateur.

Toutes les réalisations choisies sont remarquables. La présentation l’est tout autant. La main ne peut s’empêcher de caresser murs et maquettes de pierre. L’esprit, quant à lui, se contente de cette belle esthétique pour n’effleurer aucune problématique.

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Quel message a donc bien voulu livrer le Mexique sur «l’espace libre» ? Difficile à dire. Le propos officiel souhaitant la réinterprétation des «murales» reste curieux – voire anecdotique – tant ces parois de pierre grise évoquent davantage, dans leur alignement solennel, le catalogue de prototypes proposés aux Etats-Unis par différentes entreprises de construction pour la réalisation du mur de séparation avec le Mexique

Peut-être est-ce là le message qu’il fallait voir : des murs qui sont autant de frontières dans un espace géographique «libre». En ce sens, la proposition mexicaine serait bien plus forte… mais peut-être en va-t-il d’une simple projection ou d’une banale surinterprétation…

Jean-Philippe Hugron

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