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Venise 2018 | A quoi peut bien servir la Biennale de Venise ? (30-05-2018)

Après avoir visité la Biennale de Venise, chacun est en mesure de s’interroger : pourquoi aller à Venise ? A quoi sert cette Biennale ?

Venise

1. Voir et être vu

La Biennale – du moins dans ses journées professionnelles – est l’événement pour se montrer. C’est un peu, pour des Parisiens, le Pavillon de l’Arsenal qui s’exporte sur la Lagune. On y retrouve les mêmes figures. On y entend les mêmes conversations. On réinvente Paris !

2. Etre entre-soi

L’entre-soi est de mise. Les Français avec les Français. Les Allemands avec les Allemands. Les Espagnols avec les Espagnols.
Venise est tout sauf internationale. Sauf pour qui fait l’effort de s’ouvrir… mais le temps presse !

3. Faire la fête

Quoi ? Des expositions ? Des débats ? Des conférences ? Des fêtes ! La course au «bon plan» (autrement dit aux boissons gratuites) est un sport : Qui fait quoi ? Où ? et quand ? Envoie-moi un texto !

4. Aller au Bauer

L’hôtel Bauer et son bar : lieu de perdition, dernier refuge pour ceux qui n’ont été invités nulle part mais qui rêvent malgré tout de voir et être vu. On s’y montre parfois enivré…parfois camé… on s’y lance même des noms d’oiseau, surtout dans la file d’attente, à l’entrée, face au gorille qui, oreillette à l’oreille, vous répète à chacune de vos tentatives d'intrusion : NON. Un régal mondain !

5. Etre comme au MIPIM

Venise c’est aussi le temps des affaires. Beaucoup évoque avec appétence les «fêtes» que peuvent organiser un pavillon, un architecte, une institution : le cocktail AFEX, le vernissage d'Architecture Studio... la soirée BIG, ce graal… mais cette année, le désir était davantage d’aller au dîner de tel promoteur en son palais ou de tel maître d’ouvrage… Les temps changent ! Il se dit même en public – et en français dans le texte – que «l’expérimentation n’est désormais possible qu’avec le secteur privé»… Greetings from Venice.

6.Se faire mal

Avoir des ampoules au pied, se faire dévorer par les moustiques, gérer quelques gueules de bois derrière de larges lunettes noires… bref être maso à Venise !

7. Enfin, voir de l’architecture, s’enrichir intellectuellement...

Hein ? Comment ? Vous avez mal à la tête ?

Jean-Philippe Hugron

Réactions

Pergame | 31-05-2018 à 10:49:00

Des 7 propositions, je ne retiendrais que l’ultime (ouf !). J’ajouterai « La Beauté de la Sérénissime », les crabes mous (merci M. Koolhaas d’avoir avancé la Biennale en mai car fin août les crabes ont à nouveau une carapace !), les découvertes (loin des hordes larguées depuis les monstrueux resorts flottants), les lieux rituels (que je garde pour moi). Le reste, on s’en balance. Quoi de neuf ? L’Architecture ! Où elle va ? Comment elle va ? Surprises, déceptions, amours et haines: la vie, quoi ! Et la Comédie humaine, pourquoi pas à l’heure du triomphe de la société du spectacle ? ? Admirable, Forcément admirable ?

messire | 31-05-2018 à 08:32:00

L'endroit donc a fuir comme la peste...le pavillon de l'arsenal est infesté depuis sa création par ce milieu de l'archi ou on se renifle, se place, ou les jeunes ondulent et se reniflent autour des anciens gourous enseignants de leurs écoles pour se propulser naja et avoir accès sans lutte à la commande...Si Balzac l'avait connu, il en aurait fait un livre de la condition humaine...fuir l'arsenal c'est fuir la biénale pour les mêmes raisons

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