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Interview | Louvre Abou Dhabi, c'est bon comme là bas, dis (08-11-2017)

L’architecture façon couscous Garbit ? Une poétique à la petite semoule ? Le Louvre Abou Dhabi détonne et étonne même les plus mauvaises langues. Interview (presque) imaginaire avec son architecte, Jean Nouvel, chantre du contextuel.

Abu-Dhabi

Vous avez déclaré que ce projet est « contextuel ». N’êtes-vous pas arrivé, au regard de cette approche, au bout du bout ?

Comment ? Si je suis arrivé à Abou Dhabi ? Bien sûr que oui !

Vous avez pourtant affirmé qu’à cet endroit, « il n’y avait pas de contexte apparent » ?

Absolument, c’est le désert ici. Il n’y avait rien à faire. Je m’ennuyais ferme. J’avais faim et suis allé manger un couscous au Royal Kingdom Shopping  Mall. Là, j’ai eu l’inspiration. J’ai tracé sur les bords d’une nappe en tissu – je m’en rappelle particulièrement bien, le feutre bavait – le couvercle du couscoussier qu’on me tendait. Tout était là, dans ce trait. De toute façon, c’était ça ou un keffieh XXL. Con-tex-tuel !

Le désert ne pouvait-il pas vous inspirer autre chose ?

Une rose des sables ? Déjà pris ! Elle est prévue pour le musée national du Qatar que je réalise actuellement…je n’avais donc plus rien en magasin.

Le musée s’organise de façon à rapp…

Attendez ! J’avais bien autre chose en stock ! La médina ! Pensez-vous ! Les salles de mon Louvre s’organisent comme… une médina ! Na !

C’est puissant, effectivement. Vous avez déclaré que le « parachutage par des agences internationales, de constructions sans racine peut être catastrophique »…

Je vous vois venir avec vos grosses babouches… mais j’y pense… en voilà une idée qu’elle est bonne : pour la forme de mon prochain musée…une babouche à moucharabieh…une baboucharabieh ! Idéale pour Riyad. Je note… zut, je n’ai plus de papier. N’auriez-vous pas une nappe en tissu, par hasard?

…nous en étions au parachutage…

Oh ! Arrêtez ! Ma soucoupe n’a pas été parachutée ! 
Et ce n’est pas parce que je construis aux Etats-Unis, en Chine, en Australie ou aux Baléares que je suis une agence internationale. Mon anglais est si mauvais…

Votre soucoupe n’est d’ailleurs pas une soucoupe mais un parapluie, n’est-ce-pas ?

Une ombrelle !

Un chapeau ?

Poil au dos !

Vous êtes, malgré vous, le sombre héros de scandales. Pourquoi cacher le prix de ce musée ?

Quand on aime, on ne compte pas.

Cinq ans de retard sur le planning prévisionnel quand même…

Quand on aime, on ne compte pas.

Et la philharmonie de Paris ? 

Quand on…. Oh ! et puis zut ! La soucoupe est pleine !  

Réactions

Adi | 10-12-2017 à 10:55:00

Voilà un article bien ridicule ...

Passoare | Anouilh | PastaetBasta | 14-11-2017 à 04:17:00

N’auriez-vous pas "un bout du bout de" nappe en tissu, parachuté quelque part, par hasard ? C'est pour dessiner aux pigeons qui n'aiment pas becter la semoule dans sa scoup, une passoire à nouilles...à moucharabieh wesch, et sa biennale, moucharabiehnale ! ^^ La spaghetti prise en otage, n'aura pas de prise sur elle, la scoupmoune, mais l'amour n'a pas de prix !

Bravobouvel | citouenne | France Pays de Loire | 09-11-2017 à 14:54:00

Quand on aime, on ne compte pas, dites-vous et quand vous n'aimez pas, vous ne compte pas non plus. Pourquoi tant de haine et de mépris envers Nouvel?En fait, aucun architecte (et croyez-moi, j'en connais pas mal) n'est capable de ne pas déprécier le travail d'un de ses confrères.

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