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Brève | Bâtiment 'Ambre', bâtir l'entrée d'une ZAC à Lyon (08-01-2014)

Ambre, livré en septembre 2013 par l'agence AFAA Architecture, est le premier bâtiment intégrant les ambitions du Grand Lyon pour la ZAC des Girondins (Lyon Gerland). Si ses façades en camaïeu d’orangé font l’identité de ce bâtiment, elles répondent avant tout aux exigences de réduction de consommation d’énergie. Chaque paroi est ainsi protégée par des lames brise-soleil automatisées qui suivent la course de la lumière... Notice architecturale.

Notice Architecturale | Lyon | AFAA Architecture

Le secteur Girondins-Nexans accueillait jusqu’à fin 2011 des activités économiques et des immeubles de bureaux dans un tissu bâti ancien ou à renouveler. La parcelle où se dresse aujourd’hui Ambre était l’un des premiers tènements libérés. Il a préfiguré la délimitation de la ZAC des Girondins.

Si administrativement le bâtiment Ambre ne fait pas partie du périmètre de la ZAC, reste que physiquement, il forme une porte d’entrée depuis l’avenue Jean Jaurès. Ambre est implanté sur le site historique des câbles de Lyon, en partie Nord de l’avenue Jean Jaurès et à proximité de la place Jean Macé.

Le projet se décompose en 2 bâtiments reliés par les parkings en souterrain. Le bâtiment M1 fait face à la place Jean Jaurès, seul élément de pause, le long de cette avenue qui s’appréhende par le mouvement.

02(@Didier Boy de la Tour)_B.jpgLe concours pour le bâtiment Ambre a été remporté par AFAA début 2008. Créé en novembre 2011 par délibération du Grand Lyon, la ZAC des Girondins a été confiée à la SERL pour son aménagement à l’automne 2012.

Dans ce laps de temps, le projet Ambre est passé de la phase consultation à l’esquisse. Après une pause de près de 2 ans, liée au contexte économique difficile, le chantier à démarré fin 2011. La phase d’études a permis d’intégrer à l’échelle du bâtiment les prérogatives de la ZAC : performance environnementale, modularité, transparence, contemporanéité, relation avec la ville...

Au delà de la ZAC, Ambre devait aussi intégrer les ambitions du Grand Lyon pour le quartier de Gerland. Bâtiment tertiaire de plus de 12.000m², Ambre peut accueillir à la fois un grand groupe comme de petites entreprises. Facilement divisible, le bâtiment a été pensé pour offrir la même qualité d’usage à tous les niveaux.

03(@AFAA architecture).jpgLes façades : identité du bâtiment

Les façades répondent avant tout aux exigences de réduction de consommation d’énergie grâce à une quantité raisonnée de surface vitrée et à la forme des fenêtres. La façade Est constitue l’élément architectural majeur du projet avec son camaïeu orangé.

Son orientation ainsi que l’absence d’écran de l’autre côté de l’avenue Jean Jaurès nous ont amené à concevoir une double façade constituée en arrière plan de bandes filantes, cadrant les vues sur la place depuis les bureaux et un ensemble de lames verticales orientables qui forment une matière changeante au gré de l’orientation du soleil et des utilisations des locaux.

Le matin, cet écran mobile s’adapte à l’orientation du soleil tandis que l’après-midi, le soleil ayant disparu de ce côté, les lames restent ouvertes, laissant la vue dégagée pour les utilisateurs. Les autres façades sont habillées d’une vêture composée de cassettes métalliques au calepinage soigneusement dessiné afin de répondre au mieux à l’échelle du bâtiment.

04(@AFAA architecture)_S.jpgParti pris architectural

Face à la place Jean Jaurès, seule 'respiration' dans une avenue qui ne s’appréhende qu’en mouvement, l’opération Ambre, composée de deux immeubles reliés par un sous-sol commun, est dictée par le contexte urbain dans lequel elle s’insère.

Long de 90 mètres et implanté face à l’espace public dont il se propose d’en bâtir une des façades, le bâtiment principal se décompose en six volumes statiques. Ils marquent une composition verticale, en rupture avec le reste des immeubles de l’avenue.

Ces 6 volumes se succèdent, séparés par des failles transparentes. Ils sont décollés du sol afin d’accentuer la verticalité de la composition. La différenciation entre chaque volume est accentuée par le traitement des attiques qui alterne les toitures en pente et les toitures terrasses.

Les toitures constituent un élément important du projet : répondant aux contraintes fonctionnelles telles qu’abriter les locaux techniques et recevoir les panneaux photovoltaïques, le traitement des toitures adoucit la relation entre la volumétrie imposante du projet et le centre de recherche situé à l’arrière.

Chaque paroi est protégée par des lames brise-soleil automatisées, de différentes teintes, qui suivent la course de la lumière et font l’identité du projet. Entre les volumes, de singulières failles vitrées verticales composent les lieux de passages et de communication laissant pénétrer la lumière naturelle. Avec elles, une transparence s’installe depuis la place voisine jusqu’à la végétation au coeur du bâtiment.

Côté sud, le second immeuble, moins haut, offre aussi des volumes verticaux. Son socle commun avec le premier bâtiment est matérialisé par des rez-de-chaussée transparents, ce qui lui permet de bénéficier d’une accroche visuelle depuis l’avenue Jean Jaurès et participe à l’animation de l’espace public.

AFAA Architecture

05(@AFAA architecture)_B.jpgFiche technique

Programme : construction d’un programme immobilier tertiaire HQE
Maître d’ouvrage : Altarea Cogedim et Icade
Architecte : Damien Poyet, AFAA architecture
AMO HQE : Tribu
Maîtrise d’oeuvre de réalisation : Illiade ingénierie / BRM Ingénierie
Bureaux d’études : HQE : Etamine - Economiste : Illiade Ingénierie / Trompille - Structure : Illiade ingénierie / Cabut - Fluides : ITEE - Acoustique : Synacoustique - Bureau de contrôle : Socotec - Coordonnateur SPS : Qualiconsult - Géotechnique : Fondaconseil - OPC : Procobat - Synthèse : HAH
Surface : 12.000m²
Coût des travaux : 16.000.000€
Calendrier : livré en septembre 2013
Performance Certification BBC

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