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Projet | Extension de l'usine Technilum, mise en valeur d'un site (05-12-2013)

Inspiré des oeuvres de Michael Heizer, ce projet de troisième année propose l'extension de l'usine Technilum. Le nouvel édifice répond à une dimension paysagère et propose une mise en valeur du contexte sans pour autant le concurrencer. Son auteur, Julien Sarale, est récompensé d’une Mention Spéciale lors de la troisième édition des Prix Etudiants du Courrier de l’Architecte. 

Extension | Prix Etudiants LCDLA | Bureaux | Culture |

Contexte

Technilum est une entreprise spécialisée dans la conception et la fabrication de luminaires et de mobiliers urbains. Elle est installée sur le domaine de Lézigno, à proximité de Béziers, dans un ancien chai viticole reconverti. En plus de cette activité, l'entreprise organise et parraine chaque année des évènements artistiques et invite des artistes à venir exposer dans une branche du chai, consacrée à cette vocation de mécénat culturel.

Programme

Le programme de cette extension consiste donc à agrandir les locaux de l'entreprise. En plus de bureaux, d'espaces de stockage, un espace d'exposition et des ateliers destinés à des artistes ou des chercheurs en résidence sont prévus. Cette extension a donc une réelle vocation de centre de recherches et d'expérimentations et se destine à promouvoir les actions de l'entreprise, à la fois dans le design et la conception d'équipements urbains et dans le mécénat artistique.

Programme

  • > Espace d'accueil des visiteurs ;
  • > Atelier des modèles ;
  • > Espace d'exposition ;
  • > Bureaux, recherches, réunions ;
  • > Stockage ;
  • > Parkings.

02(@JulienSarale)_S.jpgImplantation

Il s'agissait donc de créer une architecture remarquable, mais qui, en même temps, ne viendrait pas perturber le paysage que forme le chai viticole et son contexte. L'idée a été de se servir de la topographie du site pour travailler ce paysage, le magnifier.

Le projet se présente sous la forme d'une sculpture du sol, travaillée en négatif, pouvant s'apparenter à du Land Art et à certaines oeuvres de Michael Heizer. En définissant plusieurs volumes distincts correspondant aux éléments du programme, il se crée donc un ensemble d'espaces en négatif, un réseau de pleins et de vides, autant de failles et de patios qui viennent s'insérer entre les différentes parties du bâtiment.

Ceux-ci forment les accès au projet et permettent d'apporter de la lumière dans un projet essentiellement souterrain. Les toitures, végétalisées, se confondent avec le terrain naturel : le projet n'est identifiable que par ces portions d'espaces vides, il existe par ce qui n'est pas, par ce qui est absent.

Le projet, qui prend une dimension paysagère, s'appréhende donc d'abord avec son contexte. Tout le travail en négatif du sol se découvre donc dès l'arrivée sur le site, puis grâce à un parcours sur les toitures, qui permet de rejoindre les bureaux de l'entreprise situés dans le chai.

03(@JulienSarale)_S.jpgLa matérialité du projet est traitée de deux manières distinctes mais complémentaires : les toitures, végétalisées, permettent au projet de se fondre dans le site, de devenir furtif, de l'intégrer pleinement au paysage ; les façades, ainsi que les sols, sont traités dans un seul et même matériau, la pierre grise de Vals posée en lamelles, marquant ainsi la continuité et l'uniformité d'un sol qui aurait été extrudé.

Si l'on découvre d'abord un projet furtif, intégré dans son contexte, on va ensuite, une fois au sein du bâtiment, ressentir la massivité des couches négatives du sol, comme si l'on se retrouvait entouré de parois rocheuses. Il existe donc cette double lecture, celle du paysage d'abord, celle du bâti ensuite.

Les ouvertures vitrées sont au nu extérieur, pour ne pas venir perturber la massivité des murs. Les entrées aux différentes parties du bâtiment sont, quant à elles, en retrait, donnant ainsi de la profondeur et de l'épaisseur au projet. Traitées dans un matériau différent, elles se démarquent de la façade.

L'intérieur du bâtiment se constitue d'une suite d'espaces tantôt sombres, renfermés, tantôt largement ouvert sur l'extérieur. Un jeu de dilatation de l'espace permet de créer des appels et ainsi de marquer davantage le passage vers les espaces extérieurs.

Julien Sarale

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