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Résultat | La créativité de deux étudiants de l'EnsAD récompensée (25-11-2013)

Un concours, lancé en février dernier avec l’Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs, AOS Studley et Vitra, mettaient au défi les étudiants de concevoir et designer un 'objet transitionnel' en trois mois. Les résultats ont été annoncés en septembre 2013. Communiqué.

Paris

A l’heure où la frontière entre vie privée et vie professionnelle s’estompe et où nos modes de travail se diversifient (NTIC, desk‐sharing, télétravail, etc.), cet objet innovant, rassurant et utile accompagnera le salarié sur son lieu de travail. Véritable 'doudou', il lui permettra de porter constamment son identité à ses côtés dans un monde en perpétuel mouvement.

C’est donc pour clore ce projet mêlant pédagogie et innovation que le jury, composé de personnalités du monde de l’entreprise et du design (Gilles Betthaeuser, Président AOS Studley ; Isabelle de Ponfilly, Directeur Général, Vitra ; Chantal Hamaide, Fondatrice et Rédactrice en chef, IntraMuros ; Laurence Salmon, journaliste, Les Echos Série Limitée ; François Azambourg, Designer ; Thomas Schlesser, professeur, chroniqueur d’art et journaliste à Beaux‐Arts Magazine ; Geneviève Gallot, Directrice de l’Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs ; Jean‐Pierre Seguret, DDB ; David Experton, Pernod Ricard Holding), s’est réuni et a récompensé deux projets ayant particulièrement retenu leur attention.

1er prix - Miroir noir / Mathilde Vello
02(@Mathilde Vello-EnsAD 2013).jpgCe miroir noir, inspiré de l’instrument d’optique datant de la Renaissance, permet de se réapproprier l’intimité de son espace de travail.

«Les photos au bureau rompent l’intimité de leur propriétaire ; tout le monde peut les voir et eux‐mêmes y portent moins d’intérêt. Interrogeant la question de l’attention et de l’intimité, ma recherche s’est orientée sur un objet symbolique et précieux rendant la lecture de l’image interactive», explique Mathilde Vello.

Les images choisies sont téléchargées en wifi de l’ordinateur au miroir. Les qualités de réflexion de ce dernier lui permettent d’être utilisé comme un miroir classique.

Avec le souffle ou le toucher, le miroir noir laisse apparaître quelques instants les zones de l’image manipulées avant de s’estomper à nouveau.

Le mouvement de coulissement crée une interaction entre le tactile et la vision et le geste interpelle entre une action liée au Smartphone et un miroir de poche.

2nd prix - Metöt / Raphaël John
L’open‐space rend l’appropriation et la personnalisation de l’espace de travail difficile : «Dans un bureau partagé, les gens vont et viennent et certains peuvent 'épier' l’intimité», explique Raphaël John. C’est en partant du principe de la réalité augmentée que naît son projet.

Explications : «trois éléments sont nécessaires : une information, un support cryptant cette information et un décrypteur. Pour vulgariser, il s’agit du fameux trio : un trésor, un coffre, une clé. Et si maintenant le trésor était l’information intime ? Le coffre était l’objet transitionnel ? Et la clé les lunettes à réalité augmentée ?».

Metöt est un objet composé de 5 éléments géométriques permettant 5 assemblages différents. C’est la reconnaissance de chacun de ces 5 assemblages qui déclenchera, au travers des lunettes, la réalité augmentée. En associant à chaque assemblage une image ou photo, je personnalise mon environnement de travail et ce, où que je sois.

03(@Raphael John-EnsAD 2013)_S.jpg«Ce concours fut une belle opportunité de se confronter à la créativité de jeunes étudiants et d’échanger avec un jury aux profils variés. Les projets présentés ont montré la qualité de leur enseignement mais sont aussi un témoignage sur la vision assez critique de cette génération sur l’environnement de travail traditionnel et de leur envie de le transformer pour mieux se l’approprier et lui donner du sens», commente David Experton, Creativity & Best Practices Manager chez Pernod‐Ricard et membre du jury.

«Les étudiants de l’Ecole des Arts Déco en Design objet travaillent en quatrième année sur des projets de plus en plus vastes, dont l'ancrage technique et social doit être savamment affirmé à ce stade du cursus, car il s'agit pour eux de percevoir ce qui relie un objet à un écheveau complexe de relations au monde. Avec AOS Studley et Vitra, ils ont pu voir comment le lieu de l'entreprise était un espace complexe et codé où les relations humaines sont primordiales. Au fond, à quoi sert de travailler au-delà de créer de la richesse : pas évident lorsqu'on a aussi peu l'expérience de ce monde‐là, de découvrir que la relation humaine et les objets qui servent à l'entretenir sont aussi primordiaux. C'est cette posture exploratoire que les enseignants de projet, de matériaux, d'histoire du design et les invités sociologues, ergonomes ont tenté de révéler chez les étudiants pour qu'ils puissent penser et concevoir l'objet transitionnel de demain», intervient Olivier Peyricot, enseignant à l’Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs, secteur Design objet.

Les deux gagnants, Mathilde Vello et Raphaël John, étudiants en 4e année à l’Ecole des Arts Déco, secteur 'Design Objet', se sont respectivement vus offrir une imprimante 3D ainsi qu’un atelier au domaine de Boisbuchet.

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