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Qatar | Drame à Doha ? L'architecture est un théâtre (20-11-2013)

Le Qatar, sa coupe du monde, ses stades, ses morts. Doha, sa capitale, ses tours, ses musées, son architecture. Ashraf Salama, professeur à l'université de Doha, propose dans un article publié le 4 juillet 2012 dans l'hebdomadaire en ligne suisse Digital Architectural Papers, une analyse de la scène architecturale de la ville, entre théâtralité et spectacle.

Urbanisme et aménagement du territoire | Moyen Orient

RACONTANT L'ARCHITECTURE CONTEMPORAINE DE DOHA : HIER, AUJOURD'HUI. LA DRAMATURGIE, LE THEATRE ET LE RECIT
Ashraf Salama | Digital Architectural Papers

DOHA - Doha, la capitale du Qatar, continue de se réinventer et de se repositionner sur la scène architecturale et urbanistique internationale de par ses qualités économiques, environnementales et culturelles. Elle est considérée, à bien des égards, comme l'une des plus importantes capitales émergentes de la région du Golfe, notamment grâce au développement urbain intensif.

Dans cet article, j'introduis une histoire de l'architecture contemporaine de Doha, laquelle parait tel un spectacle fait pour un théâtre d'interprètes, dont les scènes s'adressent tant au public local qu'au spectateur global.

Doha hier et Doha aujourd'hui

Doha était, historiquement, une ville de pêche et de culture de perles. Aujourd'hui, Doha abrite plus de 90% de la population du pays (1,7 million de personnes) et plus de 80% de professionnels expatriés. Jusqu'au milieu des années 60, le bâti était principalement composé de maisons individuelles répondant aux conditions physiques et sociales d'alors.

Pendant les années 70, Doha s'est transformée en ville moderne ; cependant, au fil des années 80 et au début des années 90, sa croissance a été plus lente, du moins comparée à la période précédente. Ceci est dû au contexte politique, à la première Guerre du Golfe* ou bien à la forte dépendance du Qatar quant aux ressources et à l'économie vis-à-vis des pays voisins.

Au cours de ces dernières années, la ville a acquis une certaine importance géostratégique. Grâce à l'évolution des forces économiques mondiales, elle s'est développée avec d'autres grandes villes telles Abu-Dhabi, Dubaï et Manama en tant que hub de services, à mi-chemin entre les vieilles économies d'Europe occidentale et l'Asie, en pleine expansion.

Dans le cadre de la compétition internationale, de nouveaux défis se font jour : les localités doivent trouver les moyens de maintenir et d'étendre leur position. Sans aucun doute, l'architecture autant que l'environnement urbain est l'un des outils utilisés par le gouvernement et les décideurs publics afin d'aider les villes à survivre dans la compétition globale.

A l'instar des capitales voisines en pleine croissance, Doha nourrit nombre d'ambitions. En essayant de se démarquer à la surface du globe, son architecture est dynamique et matérialise constamment ses aspirations.

02(@StellarD)_B.jpgLa dramaturgie : la politique culturelle

Afin d'utiliser l'allégorie du spectacle et de la dramaturgie pour penser l'architecture, il est nécessaire d'appréhender ces termes. Ils désignent toutes les situations ou séries d'évènements qui ont des résultats éblouissants, poignants, contradictoires ou éminents. La dramaturgie est un mode spécifique du récit, fiction ou documentaire, qui est représenté sur scène.

La dramaturgie implique la performance ; elle est effectuée par des acteurs devant un public et absorbe divers modes collaboratifs de production ainsi qu'une forme collective de réception. C'est le cas de l'architecture de Doha ; la dramaturgie est ce récit caché derrière chaque façade.

Les architectes internationaux sont les acteurs principaux ; ils travaillent avec et pour les clients représentant différents intérêts et positions culturelles. Le public mixte est représenté par la communauté locale - le citoyen moyen, l'expatrié professionnel, le touriste - et le monde global. Le récit de l'architecture à Doha inclut un élément important : la politique culturelle.

Le Qatar est un pays arabe et musulman faisant partie de la GCC (Gulf Cooperative Council) et qui a de fortes attaches culturelles et religieuses avec les pays de la Méditerranée. Il y a donc un mélange d'influences qui peut être interprété comme modèle de politique culturelle.

03(@Darwinek)_S.jpgIl y a, au Qatar, une influence issue du 'Panarabisme'**, une idéologie nationaliste arabe laïque encadrée afin de constituer une nation à partir de différentes sociétés, de l'océan Atlantique à la mer d'Arabie, toutes liées par une langue commune, une culture, des religions et un héritage historique partagés. Il y a aussi une influence indirecte de l''Islamisme'***, qui offre une idéologie qui a largement dépassé le cadre du 'Panarabisme'****.

Qui plus est, le 'Mediterraneanism'***** et le 'Middle Easternism' ont été décrits comme des modèles 'partenaires' et 'contradictoires' et ce, dans un contexte de mondialisation dont la principale caractéristique est la chute des barrières entre régions et sociétés. Ces quatre modèles sont défiés par le 'particularisme nationaliste' qui est en train de devenir la norme pour plusieurs pays arabes.

Bien que ces modèles soient des constructions servant des fins politiques, ils ont une importante valeur heuristique : ils posent les questions de l'identité et du partage du sens tant au niveau culturel qu'humain. La position culturelle et géopolitique unique du Qatar, couplée avec la condition mondiale contemporaine, a créé un sol riche (le théâtre), pour l'expérimentation architecturale (le récit), où un nombre considérable d'interventions physiques (les scènes), ont conduit à la création d'une identité et à la quête de sens.

Le théâtre à Doha : six scènes architecturales.

Le théâtre est défini telle une forme d'art collaboratif avec ses interprètes vivants qui présentent une expérience à partir d'un fait réel ou inventé, face à un public avec qui ils communiquent notamment à travers discours, sons, musique et danse. En parlant d'architecture et d'urbanisme à Doha, je soutiens que les acteurs communiquent un évènement réel à travers l'architecture.

04(@JanSmith)_B.jpgScène 1 : Souk Waqif

La reconstruction du Souk Waqif est une scène importante représentant l'aspiration à la conservation du passé d'une nation. La traduction littérale est 'marché debout' : un souk, dont l'histoire s'étend sur 200 ans, proposant différents types de sous-marchés pour le commerce en gros et de détail. Les bâtiments étaient caractérisés par de hauts murs, de petites fenêtres, quelques portails en bois et des étals en plein air pour les vendeurs locaux. Les Bédouins faisaient leur marché les mardis, vendaient du bois et des produits laitiers ; le marché était aussi un lieu de rencontre pour les pêcheurs.

Pendant une période allant de la fin des années 60 au début des années 2000, le souk a été abandonné et la plupart des bâtiments sont tombés en ruine. Grâce à une initiative du PEO (Private Engineering Office******), le souk a regagné une nouvelle image en retrouvant son état d'origine.

Néanmoins, de nouvelles attractions, tels galeries, cafés, restaurants et évènements culturels, ont été introduites afin d'amener riverains et touristes. Malgré des critiques concernant son architecture jugée éclectique, selon moi le Souk Waqif peut être désigné comme l'exemple d'un espace de diversité urbaine dans le Golfe.

05(@mossessian&partners).jpgScène 2 : Msheireb Project

C'est une scène de régénération et de réinterprétation urbaine de l'architecture traditionnelle avec un plan directeur développé par l'AECOM. La scène a été développée afin de ramener les familles du Qatar en centre-ville tout en retrouvant le sens de la communauté. En essayant d'équilibrer les aspirations contemporaines mondiales et la réinterprétation d'environnements traditionnels, les projets du plan directeur essaient d'explorer un langage visuel et spatial de manière intégrée.

L'architecte Tim Makower essaie dans le projet du quartier Amiri Diwan - faisant partie du projet de régénération urbaine Msheireb Heart of Doha - de créer une intervention vraiment enracinée dans la culture des Qatari. Al Barahat Square, signé par Mossessian and Partners, est une autre scène dans la scène qui agirait comme poumon urbain tout en s'appuyant sur une architecture traditionnelle.

06(@stillepsilon)_B.jpgScène 3 : MIA, Musée de l'art Islamique

Typiquement, dans les scènes des musées, le rapport entre le bâtiment vu depuis l'intérieur - à savoir l'élégant réceptacle - et son extérieur, le spectacle semble paradoxal. Cette relation a bien été gérée dans le Musée d'Art Islamique à Doha, signé Ieoh Ming Pei. Ce musée voué à la vitalité, à la complexité et à la multiplicité de l'art dans le monde islamique, réunit, préserve et montre des chefs d'oeuvre du VIIe au XIXe siècle provenant de trois continents : Afrique, Asie et Europe.

Le Musée de l'Art Islamique est le résultat d'un voyage autour du monde que Ieoh Ming Pei a choisi de faire afin de bien comprendre la diversité de l'architecture islamique. Influencé par la mosquée Ahmad Ibn Tulun au Caire, le musée est composé de deux bâtiments en pierre calcaire couleur crème : une construction principale de cinq niveaux et une aile de deux niveaux, le tout connecté par une cour centrale.

Les volumes angulaires du bâtiment principal se réduisent à mesure qu'ils s'élèvent autour d'un atrium haut de cinq niveaux dominé par un dôme, invisible depuis l'extérieur puisque masqué par les murs de la tour centrale. Un oculus situé au sommet de l'atrium capture et reflète la lumière modelée par le dôme à facettes.

Répondant à la notion de réceptacle et de spectacle, le bâtiment a une forte présence depuis l'extérieur et offre de spectaculaires scènes depuis l'intérieur. Je soutiens que la scène est un récit conscient qui a pour but de traduire les aspirations culturelles d'un pays dans une manifestation qui s'adresse à l'architecture mondiale tout en répondant aux exigences imposées par le contexte et la culture régionale.

07(@MY2200).jpgScène 4 : le centre d'affaires West Bay

Le centre d'affaires émergent 'West Bay' est une scène avec de multiples concurrents ; il s'agit d'un hub central récemment développé. Une nouvelle image urbaine et un étonnant horizon ont été créés, grâce à la promotion de nouveaux modes de vies et de travail.

Le West Bay est un ensemble à forte densité composé de tours en verre à hauteur et coût élevés. Autant l'ensemble a généré une image époustouflante devenue caractéristique de la ville, autant les bâtiments pris individuellement sont en compétition afin de se positionner dans la ligne d'horizon tout en offrant un contexte théâtral typique de ces hautes tours urbaines.

Nous pouvons noter trois compétiteurs principaux dans la scène : le premier est l'Al Bidda Tower, conçu par l'agence de consultation australienne GHD, caractérisé par une forme en permanente torsion et couverte par un mur rideau varié qui reflète la lumière du soleil pendant la journée et la lumière artificielle la nuit ; le deuxième compétiteur sur scène est le Burj Qatar de Jean Nouvel, une tour de bureaux de 45 étages dont l'aspect texturé à distance se transforme en un motif islamique traditionnel plus délicat en s'approchant ; le troisième compétiteur est la tour à usage mixte Tornado Tower signée Siat Architekten, avec son éclairage externe spectaculaire créé par l'illustre concepteur lumière Thomas Emde. Le système est capable d'afficher 35.000 combinaisons lumineuses différentes. La scène de West Bay est de plus en plus attractive pour les compagnies internationales.

08(@SteveBennett)_B.jpgScène 5 : L'Education City

C'est une scène unique censé être le premier exemple au monde où plusieurs architectes internationaux - notamment Arata Isozaki, Ricardo Legorreta et OMA - sont en train de travailler en même temps sur le même site. Grâce à leur pratique, chaque architecte donne ses propres idées et théories, créant un environnement d'érudition, d'éducation et de recherches.

Le mexicain Ricardo Legorreta, avec son bâtiment de l'école d'ingénierie Texas A&M University at Qatar, continue, par exemple, à enraciner son travail dans l'application d'une architecture régionale, propre à son pays, dans un contexte global.

Ricardo Legorreta utilise dans ses oeuvres des éléments de l'architecture mexicaine régionale, tels les couleurs de la terre, les jeux de lumière et d'ombre, les patios centraux, les cours et les portiques aussi bien que les volumes solides. Le projet est composé par deux objets indépendants, le Quadrangle académique et le Bâtiment de recherches, liés entre eux par un vaste atrium.

L'expression générale du bâtiment démontre l'intégration magistrale de la géométrie solide et de la fine utilisation de la couleur, en proposant un dialogue entre tradition et modernité. Ce type de dialogue est aussi évident dans le Centre étudiant, dernière intervention de l'architecte Ricardo Legorreta dans l'Education City : le lieu est tel un catalyseur pour un environnement dynamique, qui favorise l'interaction sociale et culturelle.

Arata Isozaki a également travaillé au sein de l'Education City en concevant le LAS, bâtiment des arts libéraux et sciences, point focal pour tous les étudiants du campus. L'intervention architecturale est étonnante et visuellement frappante. Le bâtiment a été conçu autour du thème des mosaïques arabes traditionnelles et évoque la structure cristalline du sable. Ce travail s'est fondé sur des études ayant comme but l'abstraction des caractéristiques essentielles du contexte.

09(@DR)_S.jpgScène 6 : le Pearl Development

Cette scène, développée par l'United Development Company, l'un des promoteurs immobiliers les plus importants du pays, nommée 'Pearl Development', est une île artificielle conçue dans un environnement de quatre millions de mètres carrés et sur 32 kilomètres de côte. L'application des différents styles hybrides et éclectiques de l'architecture régionale européenne introduit une image autre.

Cette scène promeut un nouveau style de vie et inclut notamment appartements de luxe, penthouses, villas, hôtels 5 étoiles, commerces, yacht club et trois marinas pouvant accueillir plus de 700 bateaux. Autant dans West Bay chaque bâtiment se bat pour sculpter l'image urbaine, autant l'image de Pearl Development dépend de l'ensemble du cadre urbain plus que de chaque bâtiment.

10(@davidlatt)_B.jpgLes problématiques changeantes d'un récit futur dans un théâtre à venir

Les six scènes présentées offrent une brève vision du théâtre actuel, des acteurs et des politiques culturelles sous-jacentes. Toutefois, de nouvelles scènes telles Katara, Al Wa'ab City et Lusail******* sont en cours de réalisation.

Certains de ces projets sont des déclarations de pouvoir qui réagissent d'une manière ou d'une autre à la dramaturgie des politiques culturelles. Ils ne sont pas que des déclarations formelles de compositions architecturales faites par des architectes connus pour des clients intellectuels ou éclairés ; ils sont aussi des opérations sérieuses qui tentent de dialoguer avec l'environnement, la culture et l'état postmoderne du monde global et ce, selon différents degrés de succès.

Pour conclure ce texte, je dirais que le récit théâtral d'aujourd'hui exige le développement de questions concernant la prochaine performance dans le théâtre de demain : quelles sont les qualités durables, sociales, écologiques, économiques, qui devraient être associées aux scènes internationales, spécialement celles relatives aux pratiques sociales ? quels sont les impacts socio-culturels que ces scènes ont sur les lieux et comment enrayer leurs effets négatifs, s'ils existent ? Quel est le coût de ces scènes et comment affectent-elles les activités du citoyen moyen ? Les scènes traditionnelles peuvent-elles être aujourd'hui encore importantes pour la culture du Qatar et prétendre à une quelconque place dans les aspirations socio-globales ? 

Sans aucun doute, ces questions méritent une attention particulière et sont partie intégrante de la culture contemporaine. Elles doivent encore mûrir dans les scènes à venir.

Ashraf Salama | Digital Architectural Papers | Qatar
04-07-2012
Adapté par: Caterina Grosso

* La première Guerre du Golfe (2 août 1990-28 février 1991), est le conflit qui opposa l'Irak à la coalition des 35 pays soutenus par l'ONU, dirigés par les Etats-Unis. Le conflit pris fin à la libération du Koweït, envahi par l'armée irakienne en 1990
** Le panarabisme est un mouvement politique, culturel et idéologique qui vise à réunir et unifier les peuples arabes et à défendre l'identité arabe. Le chérif de La Mecque, Hussein ibn Ali est souvent considéré comme son fondateur
*** Le mot, tirant son origine du mot islam et du suffixe -isme, qualifie la doctrine de l'islam ; l'islamisme est un courant de pensée musulman essentiellement politique apparu au XXe siècle
**** Le Panislamisme est un mouvement politique et religieux qui réclame soit l'union de toutes les communautés musulmanes du monde, soit des territoires considérés musulmans. Cette idéologie est devenue influente après la Première Guerre Mondiale et elle est aujourd'hui représentée par des mouvements religieux
***** Le Mediterraneanism est une théorie raciste qui soutien la supériorité de la race méditerranéenne
****** Le bureau d'études privé (PEO) est un organisme du gouvernement de l'Etat du Qatar. Partie en 2004, l'agence tombe sous les auspices du Diwan Emiri du Qatar et reçoit les directives de Son Altesse l'Emir. Il a pour mandat de fournir des services de gestion immobilière et de développement
******* Katara est un village culturel, situé entre West Bay et le Pearl Development à Doha ; ouvert depuis 2010, il s'étend sur plus d'un million de mètres carrés. Al-Waab est un quartier au sud de Doha, très développé pendant le milieu des années 90. Lusail est une ville nouvelle sur la côte du Qatar, à environ 15 kilomètres de Doha.

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