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Actualité | 'Qui ne dit mot consent' : voix au chapitre pour les étudiants (22-11-2012)

Prévue pour être lancée en janvier 2013, la revue 'Qui ne dit mot consent' (QNDMC) est issue de l’initiative de douze étudiants de l’ENSA Lyon souhaitant conjuguer, autour de «grandes» thématiques, la parole d’étudiants en architecture à celle de chercheurs et de professionnels. Autour du thème 'Héritage', le premier numéro permettra de mettre au point ce qui est, pour l’instant, «une démarche expérimentale».

Média | Vie étudiante | ENSA Lyon |

«'Qui ne dit mot consent' (QNDMC) est née du constat d’une lacune», souligne Adélie Collard, qui fait partie des douze étudiants de l’ENSA de Lyon* ayant décidé de créer cette revue en 2011.

Selon ces futurs architectes, il manque, dans les écoles d’architectures, «un espace critique où les étudiants peuvent confronter leur réflexion à celles de professionnels et de chercheurs, où ils peuvent s’exprimer en tant que futurs architectes».

En licence ou en master à l’époque, les douze amis sont alors frustrés par un enseignement «homogène», aux références plus ou moins identiques.

«Nous avions à la fois envie d’ouverture et de construire notre propre opinion».

Quid des revues d’architecture ? «Il y manque le regard de l’étudiant». La référence est plutôt à chercher du côté d’une autre revue d’école, celle de l’ENSA Belleville, Cosa Mentale.

«L’idée est de croiser les regards d’étudiants pas encore usés par le monde professionnel, d’architectes dotés d’une expérience plus solide et de chercheurs autour d’une thématique commune». En l’occurrence, le premier numéro de QNDMC portera sur la notion d''héritage'.

Quid d’un titre ? «Nous avons choisi 'Qui ne dit mot consent' dans l’idée de souligner que, sans efforts, il n’y a pas de résultats ; à nous de nous faire entendre».

Loin de se contenter d’une publication papier, le groupe d’étudiants a imaginé d’associer à cette revue, au rythme a priori semestriel, des conférences qui viendront clore la diffusion du journal tout en permettant de prolonger le débat.

Ainsi, le numéro consacré à l’héritage sera suivi d’une allocution d’un spécialiste en la matière, le professeur d’histoire de l’architecture Cyrille Simonnet, lequel a guidé les étudiants dans la confection du premier numéro de Qui ne dit mot consent. Par ailleurs, une 'plateforme', c’est-à-dire un site Internet, sera régulièrement alimenté en lien avec la revue.

L’équipe rédactionnelle de QNDMC vient de lancer un appel à participation en direction d’écoles d’architecture, de chercheurs mais aussi d’étudiants aux Beaux-arts, en géographie, en philosophie, lesquels ont jusqu’au 15 décembre 2012 pour soumettre leurs contributions.

Les architectes ? «Nous allons bientôt les solliciter», assure Adélie Collard.

Quant au financement, QNDMC bénéficie du soutien de l’ENSA Lyon, en plus d’une aide pour l’impression et la diffusion, ainsi que d’un budget obtenu via la junior entreprise de l’école.

02(@qndmc)_B.jpg Hormis le thème abordé lors du premier numéro, le comité de rédaction ne s’est encore fixé aucune limite quant à la pagination ou au nombre de signes de chaque contribution, pas plus qu’il n’a précisé le chemin de fer et le rubriquage de la revue.

«Le premier numéro sera expérimental», explique Adélie Collard. 

La seule chose qui soit pour l’instant actée est la ligne éditoriale, qui aura «une base théorique solide sans pour autant nous enfermer dans quelque-chose de trop académique. En faisant appel à la photo ou la sculpture, nous souhaitons apporter au propos un brin de poésie».

«Il s’agit davantage d’une recherche d’idées et d’opinions que de projets en tant que tels». Autrement dit, QNDMC ne mettra a priori pas l’accent sur les enjeux pragmatiques d’un métier.

D’aucuns pourront regretter cette scission entre monde académique et professionnel mais, dans la mesure où rien n’est encore figé, d’attendre le premier numéro pour découvrir son positionnement.

Emmanuelle Borne

* C’est-à-dire Laurent Boutin-Neveu, Mathieu Bujnowskyj, Adélie Collard, Louise Gaunand, Anne Klepal, Gabrielle Mathias, Marion Rampon, Ugo Ribeiro, Thomas Roche, Yan Roche, Camille Rouaud, Chloé Viallefond. 

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