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Concours | Lopins de terre… à domicile (06/2013)

Faisant partie des mentions spéciales du concours ‘Lille/Design for Change’, le projet ‘Lopins de terre’ repose sur  la location de bacs de terres aptes à la culture à des citadins par des agriculteurs. Son auteur Thomas Billas a notamment imaginé leur distribution sur lieux de rendez-vous des AMAP (Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne).

ENSA Versailles | Aménagement extérieur/Paysage

Le manque de diffusion de l’agriculture urbaine semble provenir du manque d’opportunités pour cultiver. L’espace manque. En effet, peu de terrains sont prévus à cet effet, à moins, pour un particulier, d'avoir un jardin. Deux options s’offrent au citoyen motivé : s’investir dans l’un des rares jardins urbains ou faire de la culture hors-sol chez soi. C’est cette option qui sera explorée ici.

La culture à la maison est difficile à mettre en œuvre, non pas tant pour  la plante en elle-même, mais par toute la logistique qu’impose le jardinage.

Lopins de terre se propose d’apporter la terre manquante en ville. L’idée est en quelque sorte de dédoubler l’espace cultivable : si cette terre n’est plus à disposition en ville, nous la ferons venir d’ailleurs, hors de la ville précisément.

02-ThomasBillas-.jpgLopins de terre est un service qui offre des bacs de terre consignables provenant de la campagne  que les gens loueraient pour cultiver chez eux, et/ou que la ville permettrait d’installer sur des sites provisoirement libres, renouant avec le jardin urbain classique.

Le service Lopins de terre s’assimile à une ‘banque de terre’ : les agriculteurs, sur les marchés, ou lors de rendez-vous amap, en plus de la vente directe de leur production, mettraient en location leurs terres sous la forme de bacs. On se rendrait au marché non plus pour acheter des légumes, mais pour louer la terre dans laquelle nous ferons pousser les légumes chez nous…

Les agriculteurs pourraient également apporter graines, semis et conseils aux cultivateurs urbains, selon l’expertise de chacun. Une fois la terre utilisée par le citadin, c’est-à-dire après un cycle de récolte, celle-ci retournerait à l'agriculteur en échange d’une nouvelle terre prête à l'emploi. La terre utilisée retourne à la campagne où elle est reconsignée pour de nouvelles cultures.

04-ThomasBillas-.jpgCe système fait donc en sorte que les étapes de plantation, de pousses et de récoltes se passent intégralement en milieu urbain, mieux chez l’habitant. Le reste, c’est-à-dire le compostage, la revitalisation, les semis, se déroulerait à la campagne sous la direction de l'agriculteur.

Il faudra veiller à ce que le cycle plantation/récolte suive le cycle des saisons, tant au niveau des légumes à cultiver que des échanges de terre. A travers ce cycle d’échanges, ponctué par des récoltes, les conseils de l’agriculteur et les éventuelles visites chez ce dernier, il est question qu’un nouveau lien, renouvelé, entre la ville consommatrice et la campagne productrice s'installe durablement.

Thomas Billas

Réagir à ce projet

eva

Réactions

05-10-2013

Selon "Papé" Voltaire "il faut savoir cultiver son jardin".. Mais papé est mort depuis longtemps. Je pense que cet ersatz d'étudiant devrait revoir l'ordre de ses priorités plutôt que d'imposer au yeux de tous la nature immonde de ces "créations", alors comme j'ai toujours préféré Pangloss dans ces divagations je dirais que finalement il a encore raison : "on vit dans le meilleur des mondes possible" car JAMAIS (et heureusement) un tel projet ne se réalisera à grande échelle !

eva
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